Si le temps des études constitue une brève période de la vie qui ne concerne qu’une certains catégorie de la population (30 % des 18-25 ans), son mode de vie spécifique – marqué par le départ du domicile familial (2/3 des étudiants), un emploi du temps chargé et / ou déstructuré, un budget très limité – influence fortement les pratiques alimentaires de l’étudiant.
C’est aussi une période de la vie où les habitudes alimentaires ne sont pas totalement acquises et commencent seulement à se mettre en place. Le sens du « bien manger » est encore peu claire pour certains jeunes, l’analyse des représentations que les 18 -25 ans ont, montre que l’adjectif « bon » a deux sens parfois opposés1. Il y a d’une part un « bon nutritionnel », c’est à dire ce qu’il faut manger pour la santé et d’autre part « un bon goût », c’est à dire ce que l’on aime manger. Ainsi « manger équilibré » signifie pour les jeunes de favoriser certains aliments et d’en éviter d’autres. Des règles et des normes qui ne sont jamais complémentent tenues parce qu’elles sont considérées comme trop strictes et qu’entre 18 et 25 ans les préférences personnelles sont le critère des choix alimentaires prépondérant.
L’apprentissage de la gestion du temps, du budget, l’acquisition de notions en cuisine se fait souvent seul, sans aide spécifique et parfois sans connaissances pratiques.
Cette absence de savoir-faire associé au manque de temps et à des conditions matérielles ne leur permettant pas de cuisiner pousse un certain nombre d’étudiants à consommer des plats tout préparés, à manger sur le pouce, à sauter au moins un repas par semaine (37 %)2,3 et à grignoter au détriment de leur santé et de leur performance.
En effet, bien que l’obésité et le surpoids touchent peu cette tranche de la population, ils ont des difficultés d’attention, de fatigue, de constipation, de sommeil liés en partie à une alimentation à faible densité nutritionnelle (pauvre en fibres, minéraux et oligo-éléments).
Face à ce constat, le Comité départemental d’éducation pour la santé du Loiret (CODES 45) a été financé par l’Agence Régionale de la Santé du Centre (ARS) pour proposer une action en direction des étudiants de l’Université d’Orléans et plus particulièrement auprès de ceux vivant en cités universitaires, en partenariat avec le SUMMPS et le CROUS d’Orléans-Tours.
Pour cette première année « pilote », le CODES 45 et le Service Universitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé (SUMPPS) ont envisagé une session d’information sur 4 résidences universitaires prenant la forme d’ateliers cuisine.
Atelier 1 : Lundi 16 avril – cuisine A41 (4ème étage bâtiment A)
Atelier 2 : Mardi 17 avril – cuisine A22 (2ème étage bâtiment A)
Atelier 3 : Mercredi 18 avril – cuisine B32 (3ème étage bâtiment B)
Atelier 4 : Jeudi 19 avril – cuisine B12 (1er étage bâtiment B)
Résidence Les Roses – de 19h à 21h
Inscription au SUMMPS ou au 02 38 41 71 79
(réservés aux étudiants de la résidence)



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