Comité départemental d'éducation pour la santé du Loiret – CODES 45

Les 4 saisons de la collation

Des élèves de CP et CE1 d’Orléans La Source et de Pithiviers s’éveillent aux produits de saison

Il est aujourd’hui communément admis que l’alimentation de l’enfance aura une influence sur celle à l’âge adulte. Ainsi, un enfant qui aura eu une alimentation diversifiée, riche en fruits et légumes développera des préférences gustatives pour ces aliments à long terme.
Malgré la mise en place du PNNS, il apparaît (Étude INCA 2) que la consommation de fruits et de légumes chez les enfants de 3 à 14 ans stagne et reste insuffisante : moins de 3,5 fruits ou légumes par jour.

Deux études hollandaises (« Schoolgruiten » et « Pro Children ») portant sur les déterminants de la consommation de fruits et légumes réalisées sur 600 enfants, montrent trois types de facteurs qui vont l’influencer à long terme : la connaissance des recommandations nutritionnelles ; la disponibilité en fruits et légumes et surtout leurs préférences gustatives.

En cohérence avec les priorités en terme de santé et d’alimentation de l’ARS du Centre et de la DRAAF du Centre, le CODES a mené un projet centré sur l’éveil sensoriel et la découverte des aliments dans deux écoles de quartier situées en zones prioritaires de Pithiviers et d’Orléans – La Source auprès des CP et des CE1.

L’objectif général du projet visait à améliorer l’équilibre alimentaire des enfants en les incitant à consommer davantage de fruits et légumes et de produits laitiers. Afin de répondre à notre objectif, il nous est apparu primordial de chercher à travailler avec eux sur des repas où ils ont le choix du menu tels que le petit-déjeuner et le goûter.

Dans chaque classe, 6 séances ont été menées. Chacune visant à faire réfléchir les enfants. Des techniques telles que le blason, le brainstorming ont été utilisées pour laisser les enfants s’exprimer et les faire réfléchir à leur propre consommation plutôt que de véhiculer des messages de prévention « pré-conçus ». Une visite au marché et chez l’épicier de quartier avec prise de photos a été organisée pour travailler sur le vocabulaire, la découverte de produits de saison et les différents métiers (poissonnier, primeur, …). Puis, un mobile ou des affiches avec les aliments à privilégier et ceux à limiter ont été conçus par chaque classe. Enfin, à l’issue du projet, les élèves ont organisé un goûter constitué de fromages, de pain d’épices,  de pains intéressants sur le plan nutritionnel, de fruits de saison, de fruits secs.

Comme souvent, l’évaluation de l’impact d’un tel projet reste difficile même si les enfants déclarent vouloir améliorer la qualité de ces repas en consommant plus de fruits et de produits laitiers.

En effet, le changement est un processus lent qui implique la réunion de plusieurs facteurs favorables : «savoirs», «pouvoir» et «vouloir».

Un travail  sur le « savoir ».
Force est de constater que la connaissance des aliments est très éloignée de ce que nous pensions, et que pour certains, le projet a été une vraie découverte tant au niveau des goûts que du vocabulaire. L’analyse des blasons laisse à penser que quelques enfants n’ont pas compris ou intégré que certains aliments sont à consommer de manière plus occasionnelle ou alors qu’ils n’envisagent pas de modifier leurs comportements.

Un  travail sur le « pouvoir »
en montrant aux enfants comment il leur était possible dans l’environnement quotidien de choisir de nouveaux aliments. L’épicier où ils ont l’habitude d’aller acheter un goûter en sortant de l’école a été associé à l’action pour qu’il aide les enfants à faire un choix plus approprié.

Un travail sur le « vouloir » afin de motiver les enfants à modifier leurs comportements
Pour ce faire, nous avons insisté sur les bienfaits de l’alimentation sur la santé et nous avons fait goûter de nouveaux aliments pour susciter l’envie. Cependant, l’action à Pithiviers nous montre que nous n’avons pas réussi à motiver les enfants, ils ne voyaient pas l’utilité de modifier leur alimentation, de faire des choix, de « renoncer » aux aliments qu’ils aiment.

Si l’on voulait transmettre de l’information, l’objectif est atteint. Si l’on veut travailler sur les modifications de comportement il faut agir sur la motivation. Celle-ci ne peut être acquise que par le soutien des adultes (parents, instituteurs, animateurs-socio-culturels, …).
Cette expérience nous montre une fois encore combien il est nécessaire de mener ce type d’action pour ne pas augmenter les inégalités culturelles et sociales dès le plus jeune âge.

 

Ce projet a bénéficié d’un financement de l’Agence Régionale de Santé du Centre (ARS du Centre) et la Direction Régionale de l’Agriculture de l’Alimentation et de la Forêt du Centre (DRAAF).

 

Le CODES 45 était à La Source du goût

Dimanche 10 octobre, lors de la fête de quartier de la Source intitulée « A la Source du goût », le CODES 45 a proposé un stand sur la lecture d’emballages alimentaires et l’alimentation.

Cette animation s’inscrivait dans le cadre de la semaine du goût que les  Structures de l’Animation Sociale, Éducative et de Loisirs des Quartiers d’Orléans (ASELQO) Romain Rolland, Sainte-Beuve et Bolière ont décidé de relayer du 7 au 12 octobre.
Durant cette semaine intitulée « A la source du goût », les écoliers de cycle 3 ont pu bénéficier d’animations et d’expositions sur les thèmes de l’eau, des fruits et légumes, de l’alimentation organisées par chaque  Aselqo.

Le dimanche,  les centres sociaux se sont associés au Comité des fêtes de la Source pour proposer un stand « buvette » afin de faire découvrir ou redécouvrir aux visiteurs des saveurs d’automne comme les châtaignes grillées, des pommes au chocolat cuites au barbecue, des sandwichs de brochettes de poulet mariné, des jus de pommes de la région…

PARADS : les voyageurs améliorent leurs pratiques alimentaires

Le Pôle d’Accueil en Réseau pour l’Accès aux Droits Sociaux (PARADS) du Loiret a pour objectif d’améliorer l’accès effectif aux droits sociaux avec une attention particulière aux publics en difficulté et aux personnes inconnues ou mal connues des accueils administratifs et sociaux en permettant une meilleure coordination entre les partenaires impliqués dans l’accueil des publics en difficulté. Autrement dit, le principe est d’aller vers les ayants droits les plus éloignés des organismes sociaux.

En mars dernier, le CODES du Loiret a été sollicité par les professionnels participant au PARADS du Loiret* pour participer à une campagne d’information à destination des familles de voyageurs de l’aire d’accueil d’Orléans-la-Source, menée en partenariat avec l’association départementale des gens du voyage (ADAGV 45), où les familles ont pu établir, un bilan de santé, une étude des droits Assurance Maladie et des prestations familiales.
Nous nous sommes impliqués dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un atelier Alimentation auprès de femmes. Ce travail s’est déroulé sur deux après-midi consécutifs.

Le premier jour, à l’aide d’un outil photo-expression sur l’alimentation, les femmes ont pu exprimer leur vision de l’alimentation, elles ont raconté leur façon de manger et de cuisiner et les difficultés qu’elles rencontrent au quotidien. Ces nombreux échanges ont permis de dédramatiser leur rapport à l’alimentation et à leur corps.
Le lendemain, nous avons eu le plaisir de mettre en  pratique les notions abordées en concoctant un dîner végétarien, choisi après concertation avec les femmes et préparé en plein air [NDLR : de manière inhabituelle pour les sédentaires que nous sommes]. Au menu : salade de carottes à la marocaine, curry de lentilles corail au lait de coco et fromage blanc aux framboises. Ce menu équilibré et peu onéreux a permis aux femmes de voir qu’il était possible de réaliser un repas gouteux et sans viande, aliment habituellement très présent dans leur alimentation.

Suite à l’action, les membres du dispositif PARADS et les femmes se sont retrouvés autour de brochettes de fruits et de pain perdu, que ces dernières avaient préparé à l’occasion de l’évaluation de l’action.

Le bilan de ces deux demi-journées se révèle être très positif.  Du point de vue des participantes, notre  intervention a été vécue comme une véritable rencontre entre « les sédentaires » et « les voyageurs » . Pour l’ADAGV, ces ateliers ont impulsé une dynamique, comme la mise en place certains lundi d’après-midi « marche ».

* PARADS Loiret est formé des partenaires suivants : Assurance Maladie du Loiret et son Centre d’examen de santé, la Direction départementale de la cohésion sociale, l’AgglO, la Caisse d’Allocations Familiales du Loiret, la Mutualité Sociale Agricole Beauce Coeur de Loire, le Centre Communal d’Action Sociale d’Orléans, le Conseil général, le Centre d’Information sur le Droit des femmes et des Familles, le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation et la Croix Rouge

site internet : infodroitssociaux45.fr

Contact : CPAM du Loiret – Madame Nathalie Sajot

Cents Arpents : grippe A(H1N1), on en parle

institut-cent-arpentsL’équipe du CODES 45 rencontre une centaine de personnes d’un Établissement et service d’aide par le travail (ESAT) pour discuter de la Grippe A(H1N1).

C’est une volonté de répondre à l’un des critères d’une démarche qualité des établissements accueillant des personnes handicapées qui a conduit l’Institut « Les Cent Arpents » à s’adresser au Comité départemental d’éducation pour la santé du Loiret pour animer des séances d’information « Grippe A ».

« J’ai eu une réticence à répondre favorablement aux demandes d’intervention sur la grippe A(H1N1). Nous en avons reçu quelques unes dans le courant de l’été 2009. En effet, nous ne sommes pas des spécialistes en virologie. Allait-on être en mesure de répondre à toutes les inquiétudes ?
D’autant que  le climat de peur-panique engendré par la sur-médiatisation ne se prêtait pas à aller sur le terrain : le ministère de la santé et l’INPES ayant en charge de mettre des supports à la disposition des lieux publics (affiches, brochures…) et des spots TV et radio diffusés largement dans tous les média aux heures de grande écoute.
Puis, j’avais le sentiment que l’éducation pour la santé ce n’était plus, depuis bien longtemps, de multiplier les interventions visant à rappeler des gestes élémentaires d’hygiène corporelle »
explique Romain LANIESSE, le directeur du CODES 45.

Finalement, l’équipe du CODES a accepté d’aller vers ces publics éloignés des messages de prévention avec un objectif très clair : celui de les rassurer et de les aider à faire la part des choses parmi les messages tantôt hygiénistes, tantôt alarmistes ou polémiques entendus à la radio ou à la télévision.

diapos-grippe-a-250pxLe CODES 45 et Elsa LACOMBE, étudiante 2ème année en soins infirmiers de l’IFPM d’Orléans ont conçu une intervention collective, en groupe restreint, simplifiée et compréhensible. Nous nous sommes appuyés sur le vécu,  les connaissances et les situations des personnes. Et dans l’éventualité d’une pandémie, nous les avons invité à réfléchir et à choisir un geste citoyen pour se dire bonjour.

A la fin des interventions, de nombreuses personnes nous ont dit mieux comprendre le monde des microbes. D’autres, ont exprimé un soulagement par rapport aux conséquences de la grippe, ou encore, elles ont pris conscience de ne pas exclure un collègue de travail parce qu’il protège son entourage en portant un masque.

En conclusion,  des échanges fructueux pour les salariés des Cent Arpents mieux armés pour comprendre l’actualité et le monde qui les entoure. Et pour le CODES 45  : un enrichissement personnel et professionnel qui lui permet de gagner en compétences quand il intervient dans le champ du handicap.

Nutrition et promotion de l’activité physique dans le Loiret

manger bougerDans le département du Loiret, de nombreux acteurs, associations reconnues et intervenants sociaux moins identifiés (centres sociaux, structures accueillant des personnes handicapées, associations, collectivités territoriales  et clubs sportifs…) mettent en place des activités en lien avec l’alimentation et la promotion de l’activité physique.

Il nous paraît opportun de réunir dans un premier temps ces acteurs et de construire ensemble, à partir des besoins de chacun, des compétences affirmées et reconnues, un pôle d’échanges de pratiques visant à intervenir en cohérence en nutrition et sur un territoire.

Le CODES 45 intervenant en éducation pour la santé, compte tenu de sa connaissance du terrain, de son positionnement de facilitateur (et non de coordinateur), se propose de mettre sa logistique et ses compétences au service de ce travail fédérateur sur le département du Loiret.

Méthodologie :

Une première réunion va être organisée début juillet avec des référents en nutrition et activité physique.
Puis deux autres réunions élargies se tiendront en octobre et décembre 2009 avec d’autres intervenants du département qui mettent en œuvre des actions collectives sur cette thématique. Les personnes intéressées sont invitées à prendre contact avec le CODES 45 [cliquez ici].

Le CODES 45 est financé par le GRSP du Centre pour mener cette action.